Le 26 rue Sorbier, dans le 20e arrondissement de Paris, n’est pas une adresse résidentielle classique. Cet ancien central téléphonique de Ménilmontant, reconverti en lieu éphémère sous le nom de PRINT, cristallise ce qui attire créatifs et jeunes actifs dans l’est parisien : un quartier déjà maillé de culture, des volumes bruts difficiles à trouver ailleurs, et un prix au mètre carré encore accessible par rapport au reste de la capitale.
Ménilmontant et Belleville : un marché immobilier encore abordable pour les jeunes actifs
Vous cherchez un appartement à Paris sans exploser votre budget ? Le 20e arrondissement reste l’un des derniers secteurs intra-muros où l’achat et la location gardent un rapport surface-prix favorable. Les quartiers autour de Gambetta, du Père-Lachaise et de Belleville attirent une population jeune, souvent freelance ou salariée dans les métiers numériques, qui privilégie l’espace à l’adresse prestigieuse.
Ce qui distingue le secteur de la rue Sorbier, c’est la diversité des biens disponibles : ateliers, lofts, anciens locaux d’activité. Les immeubles de briques des années 1930, comme celui du 26 rue Sorbier, offrent des volumes atypiques que les arrondissements centraux ne proposent plus. Pour un créatif qui a besoin d’un espace de travail intégré à son logement, ce type de bien fait la différence.
Le secteur bénéficie aussi d’une desserte correcte. Les lignes de métro passant par Gambetta ou Ménilmontant connectent le quartier au reste de la ville en quelques stations. Le marché immobilier du 20e reste dynamique, porté par cette demande spécifique de jeunes actifs en quête de surfaces généreuses.

Pourquoi un ancien central téléphonique au 26 rue Sorbier devient un lieu culturel
L’immeuble du 26 rue Sorbier appartient à Covivio et se trouve en cours de transformation. Avant sa reconversion définitive, il accueille PRINT, un projet éphémère porté par Cracki Records, le chef Alexis Bijaoui et Bureau Classico. Le concept mêle expositions photographiques, restauration et programmation musicale sur plusieurs étages.
Ce n’est pas un hasard si ce type de projet atterrit dans le 20e arrondissement. L’est parisien concentre déjà un écosystème de lieux hybrides : espaces de coworking, galeries temporaires, ateliers partagés. La tendance à reconvertir des bâtiments administratifs ou industriels en espaces culturels s’accélère, portée par un taux de vacance des bureaux en hausse à Paris.
Un bâtiment brutaliste comme terrain d’expérimentation
Béton apparent, volumes ouverts, lumière traversante : l’architecture du bâtiment se prête naturellement à une programmation artistique. Chaque étage accueille une fonction différente, de la galerie photo au restaurant panoramique, en passant par un club et un bar dissimulé. PRINT occupe plus de 3 000 m² répartis sur six étages, une surface rare dans Paris intra-muros.
Ce format d’occupation temporaire profite autant au propriétaire, qui valorise un actif en attente de travaux, qu’au quartier, qui gagne un lieu de vie supplémentaire. Pour les riverains et les jeunes actifs du secteur, c’est un signal clair : la rue Sorbier n’est pas une adresse de passage, mais un point d’ancrage culturel.
Le quartier Sorbier-Ménilmontant : un écosystème créatif au quotidien
Les articles consacrés à PRINT décrivent rarement ce qui entoure le lieu. Le quartier autour de la rue Sorbier est déjà structuré pour une vie créative quotidienne, bien au-delà de l’événementiel.
- Des balades guidées de street art parcourent régulièrement les rues de Belleville et Ménilmontant, avec des fresques renouvelées qui font du secteur un parcours artistique à ciel ouvert
- Des cafés de spécialité, comme ceux installés rue des Panoyaux, servent de bureaux informels aux freelances du quartier
- Des associations culturelles locales organisent des événements tout au long de l’année, de la Fête des jardins aux ateliers ouverts d’artistes
Cette densité d’offres culturelles et sociales préexiste à PRINT. Le lieu éphémère du 26 rue Sorbier s’inscrit dans un tissu déjà actif, ce qui explique pourquoi il a trouvé son public dès l’ouverture.

Achat ou location dans le 20e arrondissement : ce que cherchent les créatifs
Le profil type qui s’installe autour de Gambetta ou Ménilmontant n’est pas celui qui vise le Marais ou Saint-Germain. Ce sont souvent des diplômés travaillant dans les médias, le design, le numérique ou les métiers indépendants. Leur critère principal n’est pas le standing, mais le rapport entre surface habitable et proximité d’une vie de quartier vivante.
Pourquoi ce choix ? Parce que le 20e arrondissement offre encore des appartements avec des surfaces correctes, parfois des biens atypiques issus d’anciennes activités artisanales ou industrielles. Un atelier reconverti en deux-pièces avec mezzanine, un ancien local commercial transformé en duplex : ce type de bien existe ici, pas dans les arrondissements centraux au même budget.
Un projet immobilier à surveiller rue Sorbier
Le bâtiment du 26 rue Sorbier est en cours de transformation par Covivio. La reconversion de cet ancien central téléphonique en logements ou en espace mixte pourrait modifier l’offre immobilière locale. Les projets de réhabilitation de bureaux en logements se multiplient à Paris, notamment dans les arrondissements périphériques où le foncier disponible reste plus accessible.
Pour les acheteurs qui surveillent le marché du 20e, ce type de projet représente un signal de valorisation du quartier. L’arrivée de PRINT a déjà renforcé la visibilité de la rue Sorbier auprès d’un public qui ne la connaissait pas.
Vivre dans le 20e arrondissement de Paris : un choix de vie autant qu’un calcul immobilier
Le 20e arrondissement ne séduit pas par son prestige. Il attire par son énergie, sa mixité et ses prix encore compatibles avec un premier achat ou une location sans colocation forcée. La rue Sorbier, coincée entre le Père-Lachaise et les hauteurs de Belleville, résume bien cette promesse.
Un quartier où l’on peut habiter, travailler et sortir dans le même périmètre : c’est exactement ce que recherchent les jeunes actifs qui s’éloignent des arrondissements saturés. Le succès de PRINT au 26 rue Sorbier n’est pas un accident. Il reflète la trajectoire d’un quartier qui attire depuis plusieurs années une population créative, et dont le marché immobilier n’a pas encore rattrapé la dynamique culturelle.

