Revenus fonciers : montant maximum pour le régime micro foncier

7 janvier 2026

15 000 euros. Voilà la limite stricte qui sépare la simplicité fiscale du micro-foncier de la mécanique plus pointilleuse du régime réel. Ce seuil, inchangé pour les revenus 2024, demeure la ligne rouge à ne pas franchir lors de la déclaration 2025, alors même que les loyers poursuivent leur ascension dans de nombreuses métropoles.

Le micro-foncier offre une voie rapide pour les propriétaires qui préfèrent la gestion simple. Seuls les bailleurs de locations nues dont l’ensemble des revenus fonciers bruts ne dépasse pas 15 000 euros pour l’année 2024 peuvent en bénéficier lors de la déclaration 2025. Dès qu’un bien est soumis à un dispositif comme la loi Pinel ou la loi Malraux, le régime réel s’impose : aucune échappatoire possible, les cases sont fermées.

Ici, la bureaucratie se met en veille : pas de démarche annexe, le micro-foncier s’applique de lui-même, juste à l’entrée des montants sur la déclaration 2042. L’administration fiscale applique d’office un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers bruts, ce qui séduit particulièrement tous ceux dont les charges restent modestes. Ceux qui n’ont pas engagé de grands travaux ou accumulé de frais apprécient cette formule instantanée.

Un détail fondamental : ce régime exclut toute location meublée. Dans ce cas, c’est le micro-BIC qui fait foi. Même logique pour les revenus issus de parts de SCPI ou de SCI avec fiscalité spécifique : le régime réel devient inévitable.

Difficile de s’y perdre, à condition de garder à l’esprit les situations exclues :

  • Exclusion : location meublée, dispositifs fiscaux particuliers

Le micro-foncier fonctionne tant que l’ensemble des loyers bruts n’atteint pas 15 000 €. Au-delà ? Les charges réelles deviennent alors accessibles, mais le régime micro disparaît. Rien ne vient diminuer l’imposition, hormis cet abattement automatique.

À l’heure de la déclaration, ce régime séduit ceux qui veulent aller droit au but, sans perdre de temps à compiler factures et justificatifs. Si les dépenses engagées sur les biens restent limitées, il s’impose comme une option à envisager, tout simplement.

Le régime micro-foncier en 2025 : ce qui change et qui est concerné

Pour 2025, la limite du micro-foncier reste arrêtée à 15 000 € de revenus fonciers bruts, sur tous les biens loués nus réunis. Autrement dit, chaque euro de loyer encaissé dans l’année compte : dès que le total dépasse la barre, l’ensemble passe en régime réel, sans retour immédiat possible.

Seuls les loyers issus de location nue entrent dans ce calcul, les meublés et toutes les locations régies par des dispositifs fiscaux particuliers sont mis de côté. Les charges, taxes, travaux ou frais divers n’interviennent jamais au moment de déterminer ce seuil : seule la somme brute est prise en compte.

Pour vérifier l’éligibilité, trois critères principaux s’imposent :

  • Plafond annuel : 15 000 € de loyers bruts cumulés, tous biens confondus
  • Période de référence : l’année civile, du 1er janvier au 31 décembre
  • Type de biens éligibles : immeubles loués nus, hors régimes spéciaux

Pour un propriétaire d’un petit lot ou d’un parc locatif plus vaste, tout doit être additionné. Le passage d’un seuil s’avère souvent abrupt, changer de régime modifie totalement le visage de la fiscalité. Il faut alors anticiper, notamment au fil de nouvelles acquisitions, ou quand les loyers augmentent.

Abattement fiscal de 50 % : fonctionnement, conditions et nouveautés

Le cœur du micro-foncier : un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers bruts déclarés. Pas de calcul complexe, pas de dossiers à transmettre : la moitié de vos revenus fonciers échappe à l’impôt, sans effort. L’administration effectue ce calcul, ce qui rend le régime attractif pour ceux dont la majorité des frais ne justifie pas une déduction au réel.

L’abattement ne s’applique qu’aux revenus issus de locations nues ne relevant d’aucun dispositif fiscal particulier. Faire le choix du micro-foncier, c’est renoncer à toutes les charges déductibles : travaux, frais financiers, intérêts d’emprunt… tout est écarté. En location meublée, autre logique, le micro-BIC entre en piste, avec ses propres modes de calcul.

Fonctionnement de l’abattement forfaitaire

Pour mieux cerner le dispositif, quelques points clés sont à retenir :

  • L’abattement s’applique si le total des revenus fonciers bruts ne franchit pas 15 000 €
  • Nulle démarche particulière : la réduction est prise en compte de façon automatique
  • Pas de cumul possible avec la déduction de charges du régime réel

En 2025, rien ne bouge : aucune variation du taux d’abattement, aucun élargissement ni restriction annoncée. Malgré quelques débats parlementaires, la formule micro-foncier reste identique. Ce régime maintient son principal atout : la simplicité. Mais il convient d’examiner les charges éventuelles avant de faire son choix ; des travaux importants ou des frais lourds incitent parfois à changer d’option, et la décision n’est pas toujours anodine.

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Déclarer ses revenus fonciers en micro-foncier : mode d’emploi étape par étape

Déposer une déclaration de revenus fonciers en micro-foncier, cela se résume à quelques gestes essentiels. Si le total des loyers bruts perçus en location nue ne dépasse pas 15 000 € sur l’année, la démarche s’affiche en toute clarté.

Étapes clés de la déclaration régime micro

Voici l’enchaînement des actions à mener pour que tout soit conforme :

  • Rassembler tous les loyers bruts encaissés dans l’année, sans tenir compte des charges récupérables ou des dépôts de garantie
  • Reporter le montant global dans la case dédiée au micro-foncier sur la déclaration 2042, à la ligne 4BE
  • Ne déduire aucune charge ou intérêt d’emprunt : la somme indiquée doit être brute

L’abattement de 50 % s’applique automatiquement : aucune démarche supplémentaire, nulle intervention demandée. L’imposition s’effectue sur la base ainsi réduite, la déclaration 2044 n’a aucun rôle ici, réservée au régime réel ou en cas de déficit foncier.

Si plusieurs biens sont possédés, additionner scrupuleusement tous les revenus locatifs bruts permet de vérifier la barre des 15 000 €. Dépasser ce seuil condamne à passer au régime réel l’année suivante, avec possibilité de déduire frais et charges mais davantage de complexité dans la gestion.

Il faut aussi savoir que le choix du régime réel engage pour trois ans minimum. Le micro-foncier reste ainsi le passage express, à condition de surveiller de près le total des loyers perçus. Une chose est sûre : dans le monde de la fiscalité locative, la simplicité ne se décide jamais une fois pour toutes. À chaque changement de seuil, le jeu se redistribue.

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